One of these Morning

# Posté le lundi 17 août 2009 16:20

Motörhead, aux Voix du Gaou de Six Fours les Plages, nuit du 22 juillet

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Des mains levées. Une forêt. Un océan.
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Motörhead
Nö Sleep at all
1988

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Motörhead, aux Voix du Gaou de Six Fours les Plages, nuit du 22 juillet

# Posté le jeudi 23 juillet 2009 04:29

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 06:22

Dimanche 26 juin ( Ball and chain )

Dimanche 26 juin ( Ball and chain )
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Quelques heures d'une paix miraculeuse.

D'une ville nue et silencieuse...
aussi nue et morte que pourrait l'être
une espèce de corps immense,
allongé sur la table d'autopsie
d'une unité de police scientifique.

A partir de sept heures,
et pendant à peu près
une vingtaine de minutes,
deux hélicoptères de la Gendarmerie
s'étaient mis à tourner
au dessus du vieux centre
pour s'assurer de l'évacuation.
Leur vol presque stationnaire
juste au dessus des toits.
Et ce battement lent des rotors
qui brassait le vide de l'été
dans le ciel parfaitement bleu et lisse.
Je veux dire,
tout s'était d'un seul coup
mis à trembler dans la maison.
L'air chaud. Les vitres des fenêtres.
Et les verres sur la table.

C'est une bombe de la guerre
qu'ils ont trouvé en haut de la rue,
une bombe américaine de 500 kg
en dessous de ce qui était
le garage Crétin,
qui n'est plus qu'un grand trou,
et qui fera bientôt place
à des immeubles.

Les sirènes de l'église qui gueulaient...
et les annonces faites par haut-parleurs
toutes les dix minutes...


AVANT DE QUITTER VOTRE DOMICILE ASSUREZ-VOUS DE LA FERMETURE DU GAZ ET DES VOLETS
ET DE L'OUVERTURE DES FENETRES

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# Posté le dimanche 28 juin 2009 14:03

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 13:55

nuit du 11 au 12 juin ( Cet Enfer au Paradis )

nuit du 11 au 12 juin ( Cet Enfer au Paradis )
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Aussi loin que j'essaye
de me souvenir,
j'ai toujours été persuadé
qu'à un moment où à un autre
l'écriture, ou la musique,
ou encore la peinture,
que l'une ou l'autre de
ces choses
allait finir par me sauver...
sauf que bien évidemment,
c'est exactement le contraire
qui s'est passé.

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Dark Sanctuary
De lumière et d'obscurité
2000

-> à lire et à écouter aussi,
Insomnie et Mourir dans le jardin
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Pourquoi faut il que je sois un être humain avec tous les tourments attachés à cette condition
( la moins claire de toutes ), et l'effroyable responsabilité qu'elle comporte ? Pourquoi ne suis-je pas,
par exemple, l'heureuse armoire de ta chambre,
qui te voit toute entière quand tu es assise dans ton fauteuil ou installée à ton secrétaire,
quand tu t'allonges ou quand tu dors ( béni soit mille fois ton sommeil ),
pourquoi ne suis-je pas cette armoire ? Parce que je serais brisé de chagrin,
si je t'avais vue dans la désolation de ces derniers jours où surtout si tu devais partir de Vienne.


Franz Kafka
Lettres à Milena
1920 1923
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# Posté le jeudi 11 juin 2009 17:44

Modifié le lundi 22 juin 2009 05:30

Miss Kittin & The Hacker, à l'Espace Julien de Marseille

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Espace Julien, 21h00

De l'intérieur où je me tenais fixement, par les portes battantes grandes ouvertes qui donnent sur le cours,
on voyait au fur et à mesure des formes émerger de cette espèce de clarté blanche du dehors, aveuglante,
qui est une fin d'après midi chaude sur Marseille. Des formes sans épaisseur ni densité, hésitantes,
qui ne remplissaient que très progressivement la salle... répondant comme à une sorte d'appel,
et s'agglomérant ensuite ça et là, par petits groupes silencieux de cinq ou six personnes,
en dessous des grands lustres à pendeloques immobiles autour desquels
de longues bouffées d'air tiède s'enroulaient.

A croire qu'elle n'arrivera jamais, la nuit... qu'elle ne se fera jamais et qu'on restera comme ça, en attente,
et sur notre faim.
D'aller-retour au bar en aller-retour au bar pour se faire servir des grands verres de bière en plastique mou.
Et d'une bière qui ressemblait plus à de la flotte qu'à de la bière.

Au final, ce n'est que sur le coup des 21h30 que les choses se sont mises à bouger, un peu, et moi déjà titubant, avec cette petite gonzesse blonde filiforme aux grands yeux vides qui s'était avancée jusqu'au milieu de la scène
et nous avait dit
:
« Bonsoir, et merci d'être là, je suis Anything Maria ».

Miaulements de chatte. Cris. Et puis des pleurs aussi de petite fille. Et juste une guitare avec une boite à rythmes.
L'obscurité s'était faite et c'était à elle de la remplir. Et elle y parvenait, peut être.
Sauf que je n'étais pas vraiment en phase. Et qu'à partir de là, c'était difficile de savoir.
Parce que ce qu'il me fallait, et c'est pour ça que j'étais venu, c'était quelque chose de plus fort et de plus froid.
Et de plus vertigineux, dans quoi réellement pouvoir se dissoudre et tourner ne serait ce que pendant une heure.
Sans « Blackout ». Ni « Dragster wave ». Ou « One of these mornings »...
toutes ces musiques et cette mémoire qui sont en train de m'échapper, et de mourir. Comme mon âme.
Et comme le rêve qui était dedans.

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Miss Kittin & The Hacker
Two
2009

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à écouter aussi, et à lire, le DJ Song du 6 janvier 2008
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Miss Kittin & The Hacker, à l'Espace Julien de Marseille

# Posté le vendredi 22 mai 2009 13:01

Modifié le mercredi 10 juin 2009 18:27